Charte graphique de YES

Trois questions à Loïc Defontaine, le concepteur de la Charte Graphique de YES

Dans le cadre de la transformation de SCY en YES, l’association a demandé à Loïc Defontaine de créer la nouvelle identité graphique.

Cette mission lui a été confiée en raison de son professionnalisme dans le domaine du conseil en communication et de la conception. Par ailleurs, il a su démontrer sa bonne compréhension de nos valeurs et de nos activités dans les domaines de l’emploi. Nous lui avons posé trois questions sur sa perception de YES et sur sa démarche créative. 

Après avoir rencontré des personnes accompagnées et leurs accompagnateurs, quelle est ta perception de ce que YES peut apporter à des personnes en recherche d’emploi ?

Lorsque je suis rentré dans l’univers de YES, ce qui m’a semblé essentiel dans la démarche d’accompagnement, c’est l’aide pour repartir de façon positive vers un nouvel horizon professionnel. C’est cette dynamique que j’ai vraiment perçue à travers le soutien des accompagnateurs et du groupe de personnes accompagnées. Cela permet à la fois de ne pas rester seul pour faire un point sur ses compétences et de prendre du recul par rapport à la situation. La diversité des parcours professionnels des accompagnateurs est aussi la garantie d’avoir accès à une large expertise en termes de métiers et de domaines d’activité.  Encore faut-il franchir le premier pas qui est de choisir de se faire accompagner. Ce qui n’est pas toujours facile mais devient de plus en plus un réflexe pour ceux et celles qui sont confrontés à la nécessité de trouver un emploi.

 Quelles sont, à tes yeux, les caractéristiques du parcours d’accompagnement tel qu’il se déroule chez YES ?

Le point essentiel c’est certainement la valorisation de l’ensemble des compétences de chaque accompagné. Les chercheurs d’emploi ont souvent tendance à se dévaloriser et à oublier ce qu’ils ont réalisé de positif. C’est la base qui va leur servir à élaborer et à promouvoir leur projet professionnel. Ensuite, ce sont les ateliers en petits groupes qui vont permettre de passer à l’action de façon efficace et de se motiver. Bien entendu, il y a les sessions incontournables sur le CV, la lettre de motivation et le réseau mais ce qui caractérise l’association c’est l’accent mis sur la capacité à communiquer. L’atelier se présenter en 3 mn et les simulations d’entretiens en sont de bons exemples. La recherche d’emploi n’est pas une science exacte. Maîtriser les bonnes techniques est indispensable mais ce qui est déterminant c’est la capacité à rester motivé dans la durée pour saisir les opportunités et intéresser les recruteurs.

 Comment as-tu abordé la conception de la nouvelle identité graphique ? Quels sont les messages que tu as voulu transmettre ?

Depuis plus de 20 ans, je conçois et réalise des projets de communication en relation avec l’humain, que ce soit dans le domaine culturel, l’environnement ou pour des fondations et des causes nationales. J’étais donc, dès le départ, très enthousiaste à l’idée de travailler pour une noble cause, celle de l’emploi. En fait, j’ai cherché à promouvoir l’image de YES à travers deux de ses points forts. Le dynamisme de l’accompagnement qui est évoqué par la flèche du logo et la bienveillance qui est symbolisée par le visage souriant. Les caractères arrondis et manuscrits contribuent également à renforcer l’idée de rapports humains harmonieux et confiants. Au-delà des effets de mode, j’ai essayé de créer une identité graphique pérenne qui soit facilement compréhensible et qui corresponde aux valeurs de l’association. Si cela permet de donner envie à ceux et à celles qui en ressentent le besoin d’être accompagnés par YES, alors j’aurai le sentiment d’avoir rempli ma mission.

http://www.loicdefontaine.com/

Dessinateur, concepteur, scénographe et ancien élève de Pennhingen.

« Jamais au grand jamais, vous ne verrez Loïc Defontaine sortir sans son grand cahier à spirale et son stylo à plume. Une manière bien à lui d’attraper les idées, d’éviter qu’un coup de vent ne les emporte au loin. Une pensée, il la note. Une image, il la croque, et parfois l’inverse. Car chez lui, le prolongement naturel de l’idée. En quelques coups de crayon bien sentis, Loïc synthétise, schématise. »
Natalie Thiriez